
dimanche 20 septembre 2009
vendredi 22 mai 2009
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Lisez nos nombreux messages sur la schizophrénie et en particulier la programmation sur:
www.schizomonteregie.blogspot.com
Nous avons aussi des messages en anglais incluant une liste de liens utiles à
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vendredi 6 mars 2009
Histoire des anti-psychotiques
En 1947 le Topica State hospital ne compte que 3 médecins pour traiter ses 1744 patients. Les préposés travaillent 13 heures par jour, 6 jours par semaine pour toucher 130 $ par mois. Il n’y a qu’un seul médecin pour les 1366 patients du State training school for the feeble minded mais on trouve les ressouces pour pratiquer 1992 stérilisations ou castrations commandées par le State Board of Sterilization. Les anti-psychotiques n’étaient pas encore connus. En 1952, le chirurgien Henri Laborit écrit : « Cet ensemble de faits nous laisse entrevoir que la chlorpramazine pourrait être utile en psychiatrie ».
Les années 50 furent marquées de congrès médicaux très fructueux où les spécialistes discutaient de nombreux succès avec de nouveaux médicaments.
En 1958, le Dr Paul Janssen de Janssen Pharmaceutical (une firme qui a démarré avec un prêt de 1000$) commercialise l’Haldol. Et après 77 brevets d’inventions, à 59 ans, le Dr Janssen découvre la Rispéridone ( Risperdal).
En 1876, le colonel Eli Lilly commence à expérimenter et fabriquer des dédicaments. Son premier succes est le Succus Alterans, utile à l’époque pour certaines maladies vénériennes. Puis la firme se lance dans la fabrication d’insuline. Le Prozac a été développé en 1972 et mis en marché en 1987.
En 1989, le Dr Dick Tye engage 400,000,000$ de la firme Eli Lilly pour développer le succès commercial du Zyprexa. Le 21 septembre 1995, les 91 boites (500,000 feuilles de papier et des disques compacts pour ordinateur) sont chargés sur un camion pour livrer à la Food and drug administration (américaine) la demande d’autorisation du Zyprexa. Une semaine après, un avion à réaction livre à Washington les 814 volumes ( de 300 pages chacun) qu’Abbott fait parvenir pour l’autorisation du Sertindole. Dans ce cas, la principale objection vient de l’augmentation de l’espace Q-T, visible à l’électrocardiogramme.
Il y a des échecs. Par exemple, Astra ( de Suède) et son partenaire Merk ont abandonné le développement du Remoxipride en novembre 1993 suite à 8 mortalités dues à l’anémie aplastique.
En février 2009, Eli Lilly a accepté de payer 515, 000,000 $US en amendes criminelles et 800,000,000 $ US au civil à divers gouvernements d’États en plus de céder 100,000,000 $ US en biens pour avoir fait la promotion du Zyprexa pour des usages pour lesquels il n’était pas approuvé. Eli Lilly aurait fait la promotion de Zyprexa pour traiter la démence, la dépression et les troubles du sommeil. Ces paiements s’additionnent au 1,200,000,000 $ US concentis à 30,000 diabétiques qui blamaient le zyprexa. Le prix du zyprexa a augmenté de 40% depuis 2003 aux États-Unis.
Pfizer fabrique la ziprazidone, qui est moins associée aux gains de poids problématiques.
Le prochain anti-psychotique atypique sera l’Aripiprazole.
Étant donné l’explosion des coûts de recherches, on peut se poser les questions suivantes :
Pourquoi tant d’études et de sujets qui prennent des placébos? Si on veut comparer un nouveau médicament à un médicament existant, pourquoi pas comparer le nouveau médicament à un traitement connu et efficace, ce qui peut se faire à double insue, au besoin?
Est-ce que les recherches ralentissent indument l’arrivée sur le marché de médicaments utiles? Est-ce qu’on délaisse les maladies rares ou celles qu’on ne voit que dans les pays pauvres parce que seuls les grands marchés seraient profitables quand des centaines de millions sont requis avant la mise en marché?
Les années 50 furent marquées de congrès médicaux très fructueux où les spécialistes discutaient de nombreux succès avec de nouveaux médicaments.
En 1958, le Dr Paul Janssen de Janssen Pharmaceutical (une firme qui a démarré avec un prêt de 1000$) commercialise l’Haldol. Et après 77 brevets d’inventions, à 59 ans, le Dr Janssen découvre la Rispéridone ( Risperdal).
En 1876, le colonel Eli Lilly commence à expérimenter et fabriquer des dédicaments. Son premier succes est le Succus Alterans, utile à l’époque pour certaines maladies vénériennes. Puis la firme se lance dans la fabrication d’insuline. Le Prozac a été développé en 1972 et mis en marché en 1987.
En 1989, le Dr Dick Tye engage 400,000,000$ de la firme Eli Lilly pour développer le succès commercial du Zyprexa. Le 21 septembre 1995, les 91 boites (500,000 feuilles de papier et des disques compacts pour ordinateur) sont chargés sur un camion pour livrer à la Food and drug administration (américaine) la demande d’autorisation du Zyprexa. Une semaine après, un avion à réaction livre à Washington les 814 volumes ( de 300 pages chacun) qu’Abbott fait parvenir pour l’autorisation du Sertindole. Dans ce cas, la principale objection vient de l’augmentation de l’espace Q-T, visible à l’électrocardiogramme.
Il y a des échecs. Par exemple, Astra ( de Suède) et son partenaire Merk ont abandonné le développement du Remoxipride en novembre 1993 suite à 8 mortalités dues à l’anémie aplastique.
En février 2009, Eli Lilly a accepté de payer 515, 000,000 $US en amendes criminelles et 800,000,000 $ US au civil à divers gouvernements d’États en plus de céder 100,000,000 $ US en biens pour avoir fait la promotion du Zyprexa pour des usages pour lesquels il n’était pas approuvé. Eli Lilly aurait fait la promotion de Zyprexa pour traiter la démence, la dépression et les troubles du sommeil. Ces paiements s’additionnent au 1,200,000,000 $ US concentis à 30,000 diabétiques qui blamaient le zyprexa. Le prix du zyprexa a augmenté de 40% depuis 2003 aux États-Unis.
Pfizer fabrique la ziprazidone, qui est moins associée aux gains de poids problématiques.
Le prochain anti-psychotique atypique sera l’Aripiprazole.
Étant donné l’explosion des coûts de recherches, on peut se poser les questions suivantes :
Pourquoi tant d’études et de sujets qui prennent des placébos? Si on veut comparer un nouveau médicament à un médicament existant, pourquoi pas comparer le nouveau médicament à un traitement connu et efficace, ce qui peut se faire à double insue, au besoin?
Est-ce que les recherches ralentissent indument l’arrivée sur le marché de médicaments utiles? Est-ce qu’on délaisse les maladies rares ou celles qu’on ne voit que dans les pays pauvres parce que seuls les grands marchés seraient profitables quand des centaines de millions sont requis avant la mise en marché?
Libellés :
aripiprazole,
haldol,
Ziprazidone,
Zyprexa
mardi 3 mars 2009
Les exclus souffrant de maladie mentale
De l’invisibilité des grandes institutions au milieu difficile de la rue : ils ont un autre genre d’invisibilité. Ils se fondent dans l’arrière plan et deviennent des accessoires permanents sur les bancs publics, des bruits courrants dans les vestibules et des odeurs familières dans les terminus d’autobus. Ces rappels quotidiens ont rarement une forme humaine. Ils ont perdu la capacité de nous émouvoir. Ils sont devenus un aspect naturel de l’environnement urbain. Les exclus souffrant de maladie mentale ressemblent aux graffitis : une exposition publique de ce qui ne marche pas dans notre société. Comme les graffitis, on les comprend rarement et on ne cherche pas à les comprendre.
Dr Gerry Power (UCLA), traduit par Yves Bourassa
Dr Gerry Power (UCLA), traduit par Yves Bourassa
mercredi 14 janvier 2009
On refuse des soins a un prevenu depuis mai 2006
Les autorités carcérales refusent une consultation psychiatrique à un prévenu qui est au secteur de protection depuis mai 2006!
Martinez est arreté le 11 mai 2006 à 6h du matin.
Au début, il garde le silence à son interrogatoire. Il fait face à de graves accusations criminelles.
De sa cellule du poste de police, il recoit une visite d’environ 15 minurtes de son épouse qui lui apprend des choses étonnantes : Son nom est surligné en rouge dans un calepin appartenant à un motard donc ils essairont de le tuer! Plus tard, les avocats des autres accusés insisteront sur le fait que ce fameux carnet d’adresses a été trouvé quelques jours après seulement.
La police montre des preuves dont elle dispose; la police le convint de changer d’avocat et de collaborer avec les procureurs de la couronne.
On l’emprisonne alors dans le secteur P, réservé aux détenus qui ont besoin de protection parce que d’autres détenus pourraient l’agresser. Dès son transfert, les autres détenus se demandent pourquoi Martinez a été transféré, et il recoit des menaces, on l’asperge d’eau de Javel, de matières fécales.
À l ‘établissement de Rivière des Prairies, il doit rester dans sa cellule 22.5 heures sur 24, généralement avec un ou deux autres détenus. Afin qu’il ne soit pas exposé à la population carcérale, il n’a pas accès à la bibliothèque, au travail, aux activités de thérapie, aux sorties à l’extérieur, aux « visites contact ». Ce qui est plus difficile à justifier, c’est que ses demandes répétées pour rencontrer un psychologue ou un psychiatre sont restées lettre morte. À un moment donné, on a dit à Martinez qu’il faudrait attendre un an ou plus pour avoir accès à un psychologue ou un psychiatre. «J’avais personne à qui confier ce que j’avais dans la tête. Ils m’ont dit que c’était pas possible à cause de mon régime de vie – encore! ». L’avocat de Martinez, Me Taddeo, cherche à compter pour triple le temps de détention avant la sentence (qui est normalement au double) à cause des conditions de détention austères qu’il a dû endurer à Sorel et Rivière des Prairies. Souvent, son compagnon de cellule est M. Cech, son beau-père, avec qui il récoltait l’argent du commerce de cocaine de Mario Brouillette et Paul Véroneau. La maladie intestinale de M. Cech faisait de lui un coloc nauséabond.
Pour porter la capacité de Rivière des Prairies au maximum de 668 détenus, 25 prisonniers s’installent dans le gymnase, la salle de formation SC106 est rendue non-disponible pour les groupes, la salle SE252 est aussi occupée par des détenus et la capacité d’acceuil du secteur admission est portée à 29, ce qui peut nuire aux transferts.
Martinez est arreté le 11 mai 2006 à 6h du matin.
Au début, il garde le silence à son interrogatoire. Il fait face à de graves accusations criminelles.
De sa cellule du poste de police, il recoit une visite d’environ 15 minurtes de son épouse qui lui apprend des choses étonnantes : Son nom est surligné en rouge dans un calepin appartenant à un motard donc ils essairont de le tuer! Plus tard, les avocats des autres accusés insisteront sur le fait que ce fameux carnet d’adresses a été trouvé quelques jours après seulement.
La police montre des preuves dont elle dispose; la police le convint de changer d’avocat et de collaborer avec les procureurs de la couronne.
On l’emprisonne alors dans le secteur P, réservé aux détenus qui ont besoin de protection parce que d’autres détenus pourraient l’agresser. Dès son transfert, les autres détenus se demandent pourquoi Martinez a été transféré, et il recoit des menaces, on l’asperge d’eau de Javel, de matières fécales.
À l ‘établissement de Rivière des Prairies, il doit rester dans sa cellule 22.5 heures sur 24, généralement avec un ou deux autres détenus. Afin qu’il ne soit pas exposé à la population carcérale, il n’a pas accès à la bibliothèque, au travail, aux activités de thérapie, aux sorties à l’extérieur, aux « visites contact ». Ce qui est plus difficile à justifier, c’est que ses demandes répétées pour rencontrer un psychologue ou un psychiatre sont restées lettre morte. À un moment donné, on a dit à Martinez qu’il faudrait attendre un an ou plus pour avoir accès à un psychologue ou un psychiatre. «J’avais personne à qui confier ce que j’avais dans la tête. Ils m’ont dit que c’était pas possible à cause de mon régime de vie – encore! ». L’avocat de Martinez, Me Taddeo, cherche à compter pour triple le temps de détention avant la sentence (qui est normalement au double) à cause des conditions de détention austères qu’il a dû endurer à Sorel et Rivière des Prairies. Souvent, son compagnon de cellule est M. Cech, son beau-père, avec qui il récoltait l’argent du commerce de cocaine de Mario Brouillette et Paul Véroneau. La maladie intestinale de M. Cech faisait de lui un coloc nauséabond.
Pour porter la capacité de Rivière des Prairies au maximum de 668 détenus, 25 prisonniers s’installent dans le gymnase, la salle de formation SC106 est rendue non-disponible pour les groupes, la salle SE252 est aussi occupée par des détenus et la capacité d’acceuil du secteur admission est portée à 29, ce qui peut nuire aux transferts.
dimanche 2 novembre 2008
Troubles concomitants
Troubles concommitants:
Usage de cannabis chez les schizophrènes
Dans le Schizophrenia Bulletin (2007 pages 947 et suivantes) Bruce Rounsaville rapporte qu’il est courant que les patients en psychose fassent usage de cannabis. Quelle est la cause? Quelle est la conséquence? Quelle est la contribution du cannabis à la psychose? Comment classifier cet épisode car le DSM IV exclue un diagnostic de schizophrénie si la psychose peut être due à une substance psychoactive? Un Américain sur 7 admet faire un usage de cannabis mais la moitié des Américains schizophrènes admettent en faire usage.
Henquet (Schizophrenia Bulletin – 2005 pages 608 et suivantes ) dans sa méta analyse de 7 études à long terme, rapporte que le risque est doublé chez les utilisateurs de cannabis. La plupart des psychiatres sont plus prudents et indiquent qu’une contribution génétique s’ajoute à une contribution environnementale (stress, nouvelles responsabilités, etc. ) pour augmenter les risques. Le cannabis n’accroit probablement pas l’incidence de la schizophrénie mais la précipite et l’aggrave.
Une plus grande apathie peut être attribuée à la consommation de nombreuses drogues dont le cannabis.
À la conférence du 21 octobre, le Dr Barabé commence en indiquant que la distinction entre une psychose toxique et le début d’une schizophrénie est difficile à établir. Les mêmes syptomes sont présents; donc un suivi pendant un certain temps avec abstinence nous le dira. Une des causes de la consommation est la vie plate (sans travail, vie seul, pas d’activité dans laquelle il s’investit, mauvaises fréquentations) que mènent la plupart des schizophrènes. Les impacts de la consommation peuvent être dévastateurs : risque augmenté de violence, de suicide, moins de stabilité au travail ou aux études, problèmes financiers et problèmes de logement. Enfin, quand il fait partie du monde de la drogue, et surtout s’il est endetté, l’individu peut être appelé à être un pion sur un échiquier qui assume des risques et peut être sacrifié dans un jeu complexe d’exploitation.
Pour demander à quelqu’un de changer de comportement, il doit :
1- avoir la capacité à s’investir
2- reconnaître que c’est nécessaire
3- avoir confiance en ses capacités.
Les intercventions pour parvenir à une prise de conscience de la problematique peuvent susciter le questionnement entre la consommation et les objectifs de vie, stimuler les sources de motivation et rammener l’espoir en rappelant les réussites passées. La famille ne doit pas déresponsabiliser le patient mais doit garder le contact.
L’effet d’un joint sur les poumons peut être aussi délétère que 5 cigarettes. Cependant, il n’y a pas d’effet neurotoxique à long terme.
Les schizophrènes faisant usage de cannabis vont rechuter plus souvent (Liszen 1994) et auront plus souvent besoin d’hospitalisations ( qui seront plus longues). La première psychose arrive plus tôt chez les utilisateurs de cannabis ( American Journal of Psychiatry 2004,161 pages 501-506). D’autres conséquences des troubles concommitents incluent l’itinérence, l’aliénation,la judiciarisation, un risque accru de violence (comme agresseur, victime ou suicide), une moins grande fidélité au traitement, enfin un pronostic plus sombre et une espérence de vie diminuée.
Dans le British Journal of Psychiatry, (2004 : 184 pages 110 à 117, Louise Arseneault et al) on conclut qu’on peut diminuer l’incidence de psychoses en prévenant l’usage de cannabis chez les jeunes.
Usage de cannabis chez les schizophrènes
Dans le Schizophrenia Bulletin (2007 pages 947 et suivantes) Bruce Rounsaville rapporte qu’il est courant que les patients en psychose fassent usage de cannabis. Quelle est la cause? Quelle est la conséquence? Quelle est la contribution du cannabis à la psychose? Comment classifier cet épisode car le DSM IV exclue un diagnostic de schizophrénie si la psychose peut être due à une substance psychoactive? Un Américain sur 7 admet faire un usage de cannabis mais la moitié des Américains schizophrènes admettent en faire usage.
Henquet (Schizophrenia Bulletin – 2005 pages 608 et suivantes ) dans sa méta analyse de 7 études à long terme, rapporte que le risque est doublé chez les utilisateurs de cannabis. La plupart des psychiatres sont plus prudents et indiquent qu’une contribution génétique s’ajoute à une contribution environnementale (stress, nouvelles responsabilités, etc. ) pour augmenter les risques. Le cannabis n’accroit probablement pas l’incidence de la schizophrénie mais la précipite et l’aggrave.
Une plus grande apathie peut être attribuée à la consommation de nombreuses drogues dont le cannabis.
À la conférence du 21 octobre, le Dr Barabé commence en indiquant que la distinction entre une psychose toxique et le début d’une schizophrénie est difficile à établir. Les mêmes syptomes sont présents; donc un suivi pendant un certain temps avec abstinence nous le dira. Une des causes de la consommation est la vie plate (sans travail, vie seul, pas d’activité dans laquelle il s’investit, mauvaises fréquentations) que mènent la plupart des schizophrènes. Les impacts de la consommation peuvent être dévastateurs : risque augmenté de violence, de suicide, moins de stabilité au travail ou aux études, problèmes financiers et problèmes de logement. Enfin, quand il fait partie du monde de la drogue, et surtout s’il est endetté, l’individu peut être appelé à être un pion sur un échiquier qui assume des risques et peut être sacrifié dans un jeu complexe d’exploitation.
Pour demander à quelqu’un de changer de comportement, il doit :
1- avoir la capacité à s’investir
2- reconnaître que c’est nécessaire
3- avoir confiance en ses capacités.
Les intercventions pour parvenir à une prise de conscience de la problematique peuvent susciter le questionnement entre la consommation et les objectifs de vie, stimuler les sources de motivation et rammener l’espoir en rappelant les réussites passées. La famille ne doit pas déresponsabiliser le patient mais doit garder le contact.
L’effet d’un joint sur les poumons peut être aussi délétère que 5 cigarettes. Cependant, il n’y a pas d’effet neurotoxique à long terme.
Les schizophrènes faisant usage de cannabis vont rechuter plus souvent (Liszen 1994) et auront plus souvent besoin d’hospitalisations ( qui seront plus longues). La première psychose arrive plus tôt chez les utilisateurs de cannabis ( American Journal of Psychiatry 2004,161 pages 501-506). D’autres conséquences des troubles concommitents incluent l’itinérence, l’aliénation,la judiciarisation, un risque accru de violence (comme agresseur, victime ou suicide), une moins grande fidélité au traitement, enfin un pronostic plus sombre et une espérence de vie diminuée.
Dans le British Journal of Psychiatry, (2004 : 184 pages 110 à 117, Louise Arseneault et al) on conclut qu’on peut diminuer l’incidence de psychoses en prévenant l’usage de cannabis chez les jeunes.
mardi 14 octobre 2008
Conférence à la librairie Paulines
Invitation à trois aumôniers de prison à prendre la parole à la nouvelle librairie Paulines au 2653 Masson (coin 2e avenue) le 9 octobre 2008.
Les 600 prévenus et les 600 détenus de la prison de Bordeaux comptent sur le Père Jean pour un acceuil inconditionnel et le respect de la dignité des humains qu’ils sont. Les aumôniers s’imposent aussi une ascèse de non-curiosité.
De quoi les prévenus ont-ils peur? Les prévenus en attente d’un procès ou en attente du prononcé de leur sentence vivent avec difficulté l’incertitude de leur situation. Ceux qui se retrouvent avec une sentence de deux ans moins un jour demandent parfois au juge d’excéder le seuil de 2 ans pour qu’ils se retrouvent dans une prison fédérale car ils y seront mieux logés et bénéficiront d’un meilleur encadrement. Les pénitentiers provinciaux ont peu de programmes pour contrer la racine des problèmes comme les drogues, la violence, l’abus d’alcool ou la frustration vécue en silence.
De quoi les détenus ont-ils peur? D’abord ils ont peur de sortir! Ils s’attendent à être froidement acceuillis quand ils sortiront sans argent, sans adresse, avec leur sac de papier contenant leurs effets personnels. Beaucoup d’entre eux ont peur de retomber dans l’enfer des drogues, une condition qui a précipité leur chute vers la prison. L’insécurité face à la remise en liberté prochaine ont poussé Yvon Robidoux et Michel Lessard au suicide. Un détenu de 66 ans faisait valoir qu’à sa sortie, il devait s’attendre à un petit chèque mensuel qui lui permettrait de louer un petit 1 ½ tout seul, loin de la vie de communauté qu’il s’était forgé à Bordeaux.
Dans une optique plus positive, une période d’emprisonnement peut être vécue comme une remise en question, ou une rencontre avec soi-même. Les prisons fournissent un encadrement mais malgré la présence de gardiens, les drogues et la violence sont présentes.
Il y a des prisonniers qui ne vivent pas derrière les murs d’une institution. En effet, il est de plus en plus courant d’imposer une sentence à êrte purgée dans son appartement, avec la permission de ne sortir une heure le dimanche plus une heure par semaine pour faire l’épicerie. N’y a-t-il pas alors un danger de déprime? On peut aussi dire qu’il y a plus de « prisonniers » à l’extérieur des murs parce que les contraintes des gangs criminels et la dépendance aux drogues font des milliers de victimes.
La famille dans son ensemble souffre de l’emprisonnement d’un membre car le prisonnier, c’est souvent une mère ou un père, une épouse ou un mari, un mentor ou le soutien d’une personne agée, etc.
Notre première perception de la criminalité s’arrête souvent à un rôle masculin; pourtant la criminalité féminine augmente très rapidement surtout chez les jeunes. Pour les loger toutess, les autorités carcérales prévoient doubles le nombre d’occupantes par cellule.
Un livre sur l’expérience du père Jean, « 38 ans derrière les barreaux » est disponible à la librairie Paulines.
Les 600 prévenus et les 600 détenus de la prison de Bordeaux comptent sur le Père Jean pour un acceuil inconditionnel et le respect de la dignité des humains qu’ils sont. Les aumôniers s’imposent aussi une ascèse de non-curiosité.
De quoi les prévenus ont-ils peur? Les prévenus en attente d’un procès ou en attente du prononcé de leur sentence vivent avec difficulté l’incertitude de leur situation. Ceux qui se retrouvent avec une sentence de deux ans moins un jour demandent parfois au juge d’excéder le seuil de 2 ans pour qu’ils se retrouvent dans une prison fédérale car ils y seront mieux logés et bénéficiront d’un meilleur encadrement. Les pénitentiers provinciaux ont peu de programmes pour contrer la racine des problèmes comme les drogues, la violence, l’abus d’alcool ou la frustration vécue en silence.
De quoi les détenus ont-ils peur? D’abord ils ont peur de sortir! Ils s’attendent à être froidement acceuillis quand ils sortiront sans argent, sans adresse, avec leur sac de papier contenant leurs effets personnels. Beaucoup d’entre eux ont peur de retomber dans l’enfer des drogues, une condition qui a précipité leur chute vers la prison. L’insécurité face à la remise en liberté prochaine ont poussé Yvon Robidoux et Michel Lessard au suicide. Un détenu de 66 ans faisait valoir qu’à sa sortie, il devait s’attendre à un petit chèque mensuel qui lui permettrait de louer un petit 1 ½ tout seul, loin de la vie de communauté qu’il s’était forgé à Bordeaux.
Dans une optique plus positive, une période d’emprisonnement peut être vécue comme une remise en question, ou une rencontre avec soi-même. Les prisons fournissent un encadrement mais malgré la présence de gardiens, les drogues et la violence sont présentes.
Il y a des prisonniers qui ne vivent pas derrière les murs d’une institution. En effet, il est de plus en plus courant d’imposer une sentence à êrte purgée dans son appartement, avec la permission de ne sortir une heure le dimanche plus une heure par semaine pour faire l’épicerie. N’y a-t-il pas alors un danger de déprime? On peut aussi dire qu’il y a plus de « prisonniers » à l’extérieur des murs parce que les contraintes des gangs criminels et la dépendance aux drogues font des milliers de victimes.
La famille dans son ensemble souffre de l’emprisonnement d’un membre car le prisonnier, c’est souvent une mère ou un père, une épouse ou un mari, un mentor ou le soutien d’une personne agée, etc.
Notre première perception de la criminalité s’arrête souvent à un rôle masculin; pourtant la criminalité féminine augmente très rapidement surtout chez les jeunes. Pour les loger toutess, les autorités carcérales prévoient doubles le nombre d’occupantes par cellule.
Un livre sur l’expérience du père Jean, « 38 ans derrière les barreaux » est disponible à la librairie Paulines.
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